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Def Jam Fight For New York : The TakeoverLe test de la rédactionFans de rap, bienvenue dans Def Jam : Fight For New York : The Takeover, la version PSP des jeux de combats tirés du label de rap Def Jam. Tous les rappeurs, ou presque, de ce label vont donc se retrouver pour s’exploser joyeusement la gueule, c’est le principe des softs Def Jam depuis les versions consoles de salon, et ça ne marche pas trop mal… Un jeune garçon défavoriséLe mode histoire du jeu commence par vous conter l’histoire d’un pauvre jeune homme, obligé par les circonstances de devenir un criminel, ben oui. Il frappe un flic pour sauver un autre criminel-qui-n’aurait-voulu-en-être-un-mais-l’est-quand-même, et il va alors faire partie de son “crew”. Vous choisissez l’aspect de votre héros d’une façon plutôt bien amenée, puisque le flic que vous avez bousillé va faire un portrait robot de vous. Le choix vous est laissé entre plusieurs personnages assez laids et un outil de création pas mal fait, bien qu’assez incomplet, ce qui est dommage, mais sera vite corrigé en cours de jeu, lorsque vous changerez de coiffure, de vêtements, et que vous vous tatouerez tel un vrai rappeur, ou pas. Ainsi, maintenant que vous faites partie d’un gang, votre nouveau but dans la vie sera la domination totale de la ville de New York, qui se fera par le tabassage en règle de tous les occupants des lieux qui ne vous appartiennent pas. En effet, tel Chuck Norris, vous posez vos pieds où vous voulez, et c’est souvent dans la gueule. À ses débuts, notre héros est faible, et doit faire ses preuves (toujours en allant castagner quelqu’un) ; il gagne alors des Points de Développement qui peuvent ensuite êtres dépensés à la salle de sport pour augmenter ses caractéristiques, ce qui sera fort utile puisque évidemment, la difficulté des combats ira croissant au fil du scénar’. Celui-ci est d’ailleurs aussi plat qu’on pouvait l’attendre : vous tapez, vous devenez fort, vous êtes respecté, vous dominez la ville, on vous trahit, vous abandonnez ce milieu, parce que maintenant que vous avez détruit tout le monde (dont deux policiers), vous avez le choix de plus être un criminel, c’est évident. Au cours du scénario, vous aurez donc une semi-liberté, puisque vous pouvez aller au choix dans plusieurs endroits de New York pour castagner des gens. Vos amis vous envoient des messages vous disant d’aller à tel ou tel endroit pour exploser un type, ce qui permet de faire avancer l’histoire. Vers le milieu, vous devenez chef de votre gang, et s’ouvre alors une phase de jeu un peu différente, qui ressemble sur le principe au dernier GTA : vous vous baladez librement sur la carte de New-York, divisée en plusieurs quartiers connus (le Queens, Staten Island, etc), que vous devez conquérir en combattant dans chaque arène de ce quartier, généralement deux fois dans chaque arène puisque vos ennemis tenteront de reconquérir votre territoire. De plus, à partir de cet endroit du jeu, vous avez la possibilité de choisir vous-mêmes les membres de votre « crew » parmi les combattants des quartiers conquis ; et vous pouvez les utiliser à la place de votre personnage pour combattre. À ce stade du jeu, vous aurez débloqué pas mal de sapes, de bijoux, de tatouages, et de coiffures, et aurez pu acheter, avec l’argent gagné pendant les combats, tout un tas de trucs pour personnaliser votre avatar, ce qui sera utile pour gagner en charisme et être apprécié de la foule, ce qui rapporte des points, donc plus d’argent en fin de combat, et la boucle est bouclée. Let’s Fight (For New York, ben oui) !Point central du jeu comme de cet article (haha, quelle surpuissance), le système de combat de Def Jam est assez original, et ça fait du bien, de temps en temps. Les combats commencent par une mini cinématique au cours de laquelle vous voyez les deux belligérants s’observer, puis commencer à se taper dessus ; les combats peuvent donc commencer aléatoirement à votre avantage ou désavantage – rassurez-vous, en pratique, ça ne change pas grand-chose. Chaque combattant possède, fort logiquement, une barre de vie, qui est gérée un peu à la manière des barres de vie dans les jeux de boxe : lorsque de la vie est enlevée, la quantité de santé que vous allez recouvrer est indiquée en transparence, et votre barre remontera assez rapidement. Lorsque la barre de votre adversaire est dans le rouge, avec l’inscription on ne peut plus explicite « Danger », vous devez achever le salaud d’en face par une prise au corps. Ceci nous conduit à parler des différents coups possibles dans Def Jam : Fight For NY. Carré pour le coup de pied, Triangle pour le coup de point, la Croix sert à saisir l’adversaire, Rond à courir, L renforce vos coups et R permet de se défendre ; enfin, la combinaison des deux gâchettes déclenche une contre-attaque. À noter que les déplacements se font uniquement au joystick, qui peut se révéler parfois imprécis... Il est aussi possible de saisir des armes tendues par le public, comme des bouteilles, des balais, des barres de fer... Vous pourrez imaginer de nombreux combos en jouant à combiner Carré, Triangle et L de différentes façons, ce qui sera très efficace et fera monter votre barre de Blaze (comme Blaise, le grand-oncle de votre arrière-grand-mère, pas comme Charles-Henri de la Motte du Puy, votre cousin huppé et blasé) dont nous reparlerons plus tard. Avec le bouton Croix, vous chopez votre adversaire, soit pour lui administrer un coup de tatane plus puissant, soit pour lui faire une prise. S’il se trouve sonné contre un mur, une portière de voiture, ou la fenêtre d’un bureau (voire même attrapé et retenu pour vous par un membre du public), des attaques spéciales se déclencheront en appuyant sur Croix. À ce propos, sachez que les arènes, assez diverses, sont très bien utilisées ; de nombreuses attaques spécifiques à chaque endroit existent, comme jeter votre adversaire sur les rails du métro au moment où celui-ci arrive. Jouissif. Le bouton Croix vous permet aussi de monter sur votre adversaire, pour lui mettre quelques coups dans les dents, attaque qui vous permettra généralement de mettre KO votre opposant, en finissant votre enchaînement par un écrasement de tête à coups de bottes. Le monde du show-biz est cruel, encore plus lorsque vous êtes énervé... En effet, votre barre de Blaze se remplit à mesure que se suivent vos combos tous plus brillants les uns que les autres, j’en suis persuadé. Une fois pleine, le Blaze se déclenche en appui sur un bouton de la croix directionnelle ; vous pouvez ensuite déclencher une attaque spéciale, préalablement associée à une direction de la croix, qui devrait détruire votre adversaire, si toutefois il n’évite pas votre attaque. Ceci peut être un élément décisif dans un combat, et constitue une raison de plus de ne pas bourriner Carré ou Triangle à l’aveugle. Les nouvelles attaques de Blaze se gagnent en les achetant avec des Points de Développement, et elles sont nombreuses. Ces points sont essentiels dans le jeu : vous pouvez non seulement augmenter vos caractéristiques comme bon vous semble (vous choisissez entre vitesse, force des bras, des jambes, force de la prise, résistance, santé), mais aussi apprendre de nouveaux styles de combat. En effet, vous en choisissez un au début du jeu (kickboxing, combat de rue, arts martiaux, lutte, etc), et pouvez ensuite en apprendre deux autres, ce qui permet plusieurs combinaisons très intéressantes, et confère des combos inédits à votre personnage, mêlant tous les styles. Ce choix est véritablement tactique, puisque chaque style développe une affinité pour certains coups (exemple : le kickboxing renforce vos pieds et le combat de rue vos poings, les deux sont donc intéressants à combiner). Cet aspect du jeu, très bien conçu, augmente fortement la replay value, d’autant plus qu’il y a plusieurs modes de jeu, et que le mode Histoire à lui seul dure 6 à 7h. Cette fois, on ne s’est pas foutu des amateurs de jeux de combats désespérément sans amis. Let’s rap !Ben oui, Def Jam étant quand même un label de rappeurs, forcément, ça se voit un peu dans le jeu. Déjà dans la bande-son, exclusivement constituée de titres de rap, ce qui paraît fort logique. Vous pouvez donc utiliser Xzibit en écoutant sa propre chanson, ce qui plaira aux amateurs. Et effectivement, même si le gameplay est franchement profond, si le mode histoire innove assez, il vaudrait mieux ne pas être allergique à l’ambiance rap comme c’est mon cas. Le jeu est rap jusqu’au bout des ongles – remarquez que c’est bien ce qu’on lui demande – et si vous n’aimez pas, vous aurez un peu de mal à accrocher. Du scénario aux dialogues en passant par les fringues et les bijoux disponibles, sans oublier bien sûr la BO, rien n’a été laissé au hasard. Autant le dire tout de suite, ceux qui aiment le rap et la baston peuvent foncer sur ce titre les yeux fermés, d’autant plus que les graphismes sont de bonne facture pour de la PSP, avec une animation qui suit. Et l’on n’oublie pas les nombreuses possibilités : tout un tas de combats en équipe, des bonus, des cheat codes à aller chercher sur le net comme des petites fouines, j’en passe et des meilleures. Pour les autres, vous serez un peu limités pour tout ce qui est ambiance et personnalisation du personnage ; il faut attendre la toute fin du jeu pour avoir un metalleux digne de ce nom, ou un karateka, et pour le reste, nada. Mais consolez-vous mes amis : vous pourrez à loisir, et même devrez, taper sur tous ces rappeurs que vous n’avez jamais pu supporter. Ne perdez néanmoins pas de vue le fait que ceci n’est que l’enrobage d’un jeu au gameplay passionnant, aux nombreux modes de jeu, bien réalisé, et que si vous aimez les jeux de combat, il serait franchement dommage de passer à côté d’une telle richesse. En attendant Geffen : Fight For LA... |
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Graphismes15 / 20Des graphismes propres, vraiment jolis, tant pour les décors que pour les personnages, mais un aliasing assez présent. Quelques bugs de collisions. |
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Son17 / 20Si on aime le rap, tout est vraiment réuni pour se faire plaisir. Sinon, coupez la musique, ça vous évitera de vous énerver. Les bruitages sont bons aussi. À signaler, la musique freeze assez désagréablement lors des chargements d’avant les matches. |
Durée de vie17 / 20Un mode histoire qui dure 6 ou 7h, pléthore de modes de jeu bonus, un gameplay riche, une bonne replay value… Vraiment irréprochable pour un jeu de baston. Les combattants avertis veilleront néanmoins à se mettre en mode difficile pour faire face à un véritable challenge. |
Maniabilité15 / 20Tout se manie facilement, on maîtrise assez vite les coups, d’autant que le tutorial est bien foutu. Mais le maniement au stick est assez imprécis, de même que l’utilisation des gâchettes alors que le timing est essentiel pour contre-attaquer. |

On aime+ La profondeur du gameplay+ L’ambiance réussie pour les amateurs de rap + La durée de vie + Le mode histoire, long et assez prenant |
On n'aime pas– L’aliasing– L’ambiance pour ceux qui n’aiment pas le rap – Peu de différences avec la version consoles de salon |
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L'intérêt du jeuUn excellent jeu de baston, surtout si vous n’avez pas d’amis pour jouer (ça arrive à des gens bien, il parait), un mode histoire long, un gameplay très intéressant et plus fin qu’il n’y paraît ; enfin, les gens écoutant du rap seront comblés. |

testé par Solid Snake
le 25 septembre 2006

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