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Ghost RiderLe test de la rédactionRetour en 1972. A l'époque, les comics (ces bandes dessinées surpeuplées de super héros et super méchants, à ne plus savoir où les loger) font fureur, et les plus connus sont notamment publiés par Marvel Comics, que nous connaissons tous, ou presque. Tout ça pour en venir à la naissance de Ghost Rider, idée qui germât un moment dans les têtes de Gary Friedrich et Mike Ploog, et qui fut finalement publié par l'éditeur précédemment cité... ça va, vous suivez ? Car Ghost Rider, c'est toute une alchimie. Tenez, prenez un motard, beau gosse (ou pas), habillé façon travesti métalleux, et mettez le feu à sa tête. Le résultat est irréprochable. Ghost Rider, c'est donc un comics, film et jeu - mais ici sans Nicolas Cage... faut croire que 2K Games n'a pas accroché à la tronche du bonhomme. Enfin soit. Bon, puisqu'on est là, parlons un peu du jeu : car j'en vois déjà qui commencent à bâiller ! Sur l’autoroute de l’enferAux portes de la mort, votre père n'en a plus pour très longtemps à cause d'un cancer qui le ronge petit à petit. Vous, Johnny Blaze, motard cascadeur de métier, allez échanger votre âme contre la guérison de votre père. Un pacte avec le diable qui vous sera fatal. Une fois guéri, votre père mourra encore plus rapidement. Trahi, vous êtes néanmoins contraint de servir le diable en personne, dans les profondeurs de l'enfer comme sur terre. Irrité par cette situation malencontreuse, vous vous mettez à foutre un peu le bordel dans le Royaume du Mal, et tentez une évasion désespérée. Sur le coup, Méphisto (l'incarnation du diable) vous appelle : « Hey, Jimbo, quoi de neuf ? On se fait un billard un d'ces jours ? ». C'était sans compter sur votre répondant agressif, et vous répliquez : « Han ! Dégage, je suis pas d'humeur... j'essaie de mettre les voiles, ça se voit pas ? Et puis d'abord, j'préfère le baby-foot... ». N'acceptant pas de se faire traiter de la sorte, votre compère vous envoie en mission sur terre. Vous avez désormais pour but de ramener tous les démons en enfer, afin d'éviter l'Apocalypse. Cette aventure, votre aventure, est divisée en cinq chapitres : Ghost Rider en enfer, Les Dieux endormis, Jeux de Guerre (Bondages, SM, toussa...), Les démons dans la ville et La fin de tout (la fin du jeu, quoi). L'histoire commence donc dans l'antre du Diable, et vous êtes plongé dans l'action dès la première seconde de jeu. C'est un peu déconcertant, et on se demande comment aborder les premiers combats. Et là, le plaisir est immense tant la prise en main est immédiate et on ne peut plus simple. En effet, quelques minutes de jeu seulement sont requises afin de maîtriser un minimum votre personnage. Après, les enchaînements se font avec plus ou moins d'aisance, et Ghost Rider devient un vrai plaisir à jouer. Plaisir qui ne dure cependant pas éternellement. Eh oui, bien qu'à priori fun et bien pensé pour la PSP, le soft devient vite lassant et l'intérêt se perd très vite. Ce dernier se divise en cinq chapitres, donc, et chaque chapitre possède huit petits niveaux, voire très très petits... je parle ici de niveaux se terminant en trois à cinq minutes (grand max). Ah, oui, là vous me comprenez mieux... Les démons sont de sortieCar si le concept est intéressant (le motard enflammé, l'enfer, le SM, les fesses et les gâteaux), l'aventure en elle-même a été très mal mise en forme. Chaque chapitre se termine sur une petite vidéo qui vous en dit plus sur l'avancement de l'histoire, mais ceci reste tout bonnement inintéressant. Du coup, on enchaîne les niveaux sans porter de réel intérêt au jeu, et vu sa simplicité et sa durée de vie risible, le temps passe tellement vite qu'à peine l'aventure commencée, on en voit déjà la fin. Effectivement, il vous faudra entre 4h30 et 5h de jeu pour en voir le bout ! Pour vous donner un exemple concret, j'ai achevé le mode « Histoire » de Ghost Rider en une soirée et une matinée, sans compter tous les défis additionnels, cependant. Voilà, nous tenons notre seconde grosse déception, avec la simplicité. Car après tout, débourser entre 50 et 60 euros pour une telle durée de vie, je dis que c'est limite limite, quoi. Donc à moins d'être un geek de Ghost Rider... et encore. Non, même pas. Mais fort heureusement, le jeu ne se limite pas au mode « Histoire », ou presque pas. Une fois terminé, vous aurez la possibilité d'achever les défis, tels que récupérer tel nombre d'âmes, ou encore terminer tel ou tel niveau en un temps record imposé. Les âmes, parlons-en. Tout au long de l'aventure, vous vous devrez de ramasser les esprits des adversaires tués au combat. Ceux-ci vous permettront tout simplement d'obtenir de nouvelles capacités ; tels de nouveaux coups, des spécialités (santé, esprit,...), des galeries d'images, vidéos (making of de Ghost Rider, sa conception, etc.) ou encore les BD (à nouveau réservé aux geeks ; pour tout savoir sur le concept Ghost Rider – sa naissance, renaissance,...) et, par ailleurs, des photos de filles à poil. Si ce mode-ci nous laisse sur notre faim, il y a le mode « Défis » pour remonter un peu le niveau de tout ça. Bien qu'assez limité, celui-ci vous permettra de prendre part à des courses de moto, ce qui est finalement le seul réel intérêt du titre. Les quelques niveaux dans lesquels vous roulez à moto sont extrêmement jouissifs, tant l'habilité et la vigilance sont de mise afin de ne pas vous crasher. Un point fort de l'opus (enfin) ! Dernier point : les combats. En beat'em all qui se respecte, vous serez constamment confrontés à de nombreux ennemis, chacun possédant ses propres caractéristiques, difficulté à anéantir, etc. Bien que parfois nombreux, les adversaires restent très simples à battre, et les Boss : c'est encore pire ! À titre informatif, et si vous comptez vous procurer le jeu, sachez que le Boss de fin ne vous prendra pas plus de cinq minutes à renvoyer dans les jupes de sa mère (oui, comme dit l'autre : la vulgarité c'est gratuit chez LesPSPlayers). Voilà, le secret est dévoilé, il n'y a plus de suspense... mais c'est quand même bon à savoir, non ? Bref, armé d'une chaîne de fer et d'un pistolet de type python-tuné-pour-faire-genre, vous anéantirez les lignes ennemies en réalisant soit des combos avec cette même chaîne, soit en utilisant votre pistolet – qui par ailleurs ne tire pas à l'infini. Il vous faudra tuer des adversaires afin de faire remonter votre jauge, qui permet également de rentrer en "transe", ce qui vous rend plus fort, du coup. Eh oui. Par ailleurs, vous possédez un inventaire reprenant tous les coups que vous avez assimilés en gagnant de l'expérience, via les âmes que vous aurez récoltées. En fonction des capacités que vous débloquez, vous allongez votre liste de coups disponibles, ou augmentez votre jauge de vie, afin d'être toujours plus fort et résistant. Ensuite, il vous suffit de réaliser quelques enchaînements bien placés, et le tour est joué (ceci concernant n’importe quel adversaire). Durant les combats, le seul point noir est très certainement la caméra. Cette dernière se plaçant tellement mal à certains endroits, ma PSP était à deux doigts de passer par la fenêtre. Si cela vous arrive, payez-vous une tarte au citron : ça calme méchamment. Et graphiquement, ça donne quoi ?Puisque ça compte aussi – bah oui, au moins un tout petit peu –, parlons brièvement de l’aspect graphique du titre. Sans pour autant vous laisser sur le cul, ou encore faire sortir vos yeux de leurs orbites, Ghost Rider affiche des graphismes convenables et plus plaisants que déplaisants (enfin, j'me comprends). Et si vous êtes réticent sur ce point, sachez néanmoins que les animations sont fluides et de toute beauté... ouais, bon, pas de quoi bouleverser ma grand-mère non plus. De plus, on remarquera la présence d'aliasing, apparemment inévitable. Dommage. En ce qui concerne les décors, on peut dire que, même si on n'y porte pas grand intérêt, ceux-ci sont relativement convaincants bien qu'un peu trop répétitifs par moments. |
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Graphismes12 / 20Ghost Rider n’est certes pas d'une grande beauté, mais se laisse regarder. Dommage pour l'aliasing, et les décors qui auraient pu être un peu plus recherchés. Néanmoins, les animations sont réussies. |
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Son13 / 20Le tout est correct. Les musiques sont plutôt entraînantes et correspondent parfaitement à l'ambiance assez sombre du jeu. Les bruitages sont de bonne facture, et les rires démoniaques des adversaires font parfois froid dans le dos. Bien, mais pas exceptionnel. |
Durée de vie9 / 20Certainement le gros point faible de cet opus. D'une durée de vie allant de 4 à 5h en solo, on a de quoi se plaindre. Cependant, terminer tous les défis vous tiendra en haleine quelques bonnes heures supplémentaires. Enfin, y'a un hic, quoi. |
Maniabilité15 / 20C'est indéniablement l'atout du titre. La prise en main est intuitive et immédiate. En quelques minutes, il est déjà facile d'enchaîner ses adversaires, et effectuer des combos, ce qui rend le jeu très jouissif. Evitez cependant les heures de jeu prolongées : les combos peuvent amener à des crampes de doigts, à la longue. On notera cependant la caméra dégueulasse qui rend les combats difficiles à certains moments. |

On aime+ La prise en main rapide+ Le fun des combats + Les courses à moto |
On n'aime pas– Le côté répétitif– Le manque d'intérêt – La durée de vie ! – La caméra |
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L'intérêt du jeuFun, mais pas sur le long terme, Ghost Rider est un jeu que l'on termine rapidement et qu'on oublie aussi vite. Le côté répétitif du titre lasse, et seules les courses de moto ont vraiment de quoi réjouir les gamers. La maniabilité étant on ne peut plus simple, il vous sera donc possible d'y revenir si l'envie vous prend. Mais faut vouloir. |

testé par Aeterna
le 13 mars 2007

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